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jeudi, janvier 14 2010

Un bébé, combien ça coûte...?

Allez, je vais reprendre le poste de magicmaman pour en faire un à ma sauce. L'original est là: http://www.magicmaman.com/,un-bebe-combien-ca-coute-les-depenses-a-prevoir,293,8052.asp

1- Alimentation: un bébé ça ne coûte rien s'il est allaité (coussinets, au pire des lavables, donc pas à réinvestir tout le temps, et de toute façon ils ne sont pas longtemps nécessaire, dès qu'on passe en lactation automatique on n'en a plus besoin!), et les soutiens gorge, c'est pas forcément siiii nécessaire que ça d'en avoir des spéciaux. Il suffit d'avoir des astuces... et avec la diversification naturelle, ça ne coûte rien de plus que vos repas à vous. Donc, économies de 1320 € la première année.

2- Couches: environ 1000€ d'économies en se mettant aux lavables plutôt qu'aux jetables. Avec du liniment au lieu du mustelcaca, c'est bien mieux pour votre bébé et pour votre porte-monnaie aussi!

3- Vêtements: étant donné le peu de temps qu'un enfant porte ses vêtements (tellement ils grandissent vite), ça n'est vraiment pas un drame de faire du recyclage, hein. Je parie que votre bébé ne fera pas la différence.

4- Jouets: pas trop!!!!!! Un bébé adore surtout jouer avec ce que VOUS utilisez au quotidien!! Votre téléphone portable, par exemple, il va adorer :) lol

5- Mobilier: pas besoin de couffin/lit/etc tant que bébé dort avec ses parents!

6-Equipements: Echarpe de portage: OUI et indispensable! à partir de 60€ et pitié pas de porte-bébé!!!! Biberon: des sans bisphenol tant qu'à faire, www.maybibou.fr en vend des très beaux, Green To Grow. Pour que papa donne le lait tiré de maman quand maman est absente :) Chauffe-biberon: pas impératif, le bain marie ça marche très bien. Stérilisateur: non, on lave normalement et on laisse un minimum de bactéries pour que bébé se fasse son immunité! Cuisson: Babycook: super pratique pour les compotes mais on peut s'en passer et utiliser une bonne vieille casserole si on 'a pas les 100€ nécessaires à l'achat! Transat: mais non, pas besoin, bébé est mieux dans l'écharpe de portage! Coussin d'allaitement, gratuit en le demandant pendant la grossesse (c'est-à-dire remboursé par la sécurité sociale en demandant une ordonnance pour un "coussin de positionnement": génial pour reposer son ventre en fin de grossesse, pour allaiter enceinte, et aussi pour caler bébé!) Chaise haute: pas indispensable, bébé adore manger sur les genoux, par terre, sur le canapé, ou au pire, sur une chaise, sécurisé avec un nouage de l'écharpe de portage (au resto par exemple, c'est super!) Parc: surtout pas, vous savez ce que j'en pense!!! Landau-poussette: pas besoin quand on a l'écharpe! Siège auto: obligatoire pour la sécurité si on utilise la voiture. Mode de garde: cher, mais souvent très bien remboursé par la Caf, alors bon, finalement ça va, quoi, hein... Santé: avec la sécu et une mutuelle, je ne vois pas où est le problème?

Oui bon bref, je suis pas radine, mais ça fait plaisir de voir tout l'argent économisé en choisissant d'élever son bébé d'une façon "écolo" et maternante!

jeudi, décembre 24 2009

Manger des morceaux

J'avais entendu plusieurs choses sur le fait de donner à manger aux bébés directement en morceaux, dès le début de la diversification. Même quand ils n'ont pas de dents, ils arrivent très bien à se débrouiller et à mâcher avec leurs gencives la majorité des aliments.

Et donc, dès le début, ma fille a eu des morceaux.

Elle a réellement commencé à être diversifiée à 7 mois et demi environ. Avant, il lui arrivait de goûter à ce que l'on manger, mais c'était uniquement pour remplir sa curiosité qui la poussait à vouloir goûter. Mais en général, elle n'avalait même pas ce qu'elle mangeait.

Rapidement, elle a donc su manger tout, tel quel. Les purées et les compotes sont très rares. Elle mange des fruits, des légumes, de la viande, tout ça en petits morceaux, comme nous. Elle a très vite su mordre, ou croquer dans les aliments. Cet été, alors qu'elle devait avoir 8 mois, je me souviens qu'elle savait déjà manger une tomate cerise toute seule, sans l'aide de personne. Hier, elle m'a fait la jolie surprise d'aller chercher une poire toute seule, qui était posée sur la table. Elle est allée la prendre et s'est mise à la manger comme ça, avec la peau, sans besoin qu'on lui coupe en morceaux. Elle a juste crié quand son papa a voulu lui enlever les fibres immangeables qui sont au milieu de la poire :)

Par contre, quand je tente de lui faire des petits pots rien que pour elle, mademoiselle ne veut même pas y goûter. Non, c'est bien plus chouette de manger comme les grands. Alors oui, elle mange des compotes et des yaourts parce que l'appel du sucre est troooop fort, mais en salé, elle ne veut manger que ce que nous on mange! Elle vient tout le temps aux pieds de son père pour qu'il partage son repas avec elle! Et puis il y a aussi un nouveau petit obstacle à la faire manger: elle veut manger elle-même, toute seule, comme une grande, et donc pas question qu'on lui donne son repas à la petite cuillère, c'est elle qui veut tenir la cuillère! Mais bon, je laisse faire, peu importe après tout! Et elle a bien démontré hier soir, avec la poire, que si elle a envie de manger, elle sait tout à fait se débrouiller!

J'allais presque oublier de préciser qu'elle ne s'est, bien entendu, JAMAIS étranglé avec quelque aliment que ce soit. Elle s'est déjà étranglée au sein en tétant trop vite, mais jamais en mangeant! Soit elle arrive à mâcher et à avaler, soit il y en a trop, et elle recrache (mais ça reste rare, maintenant, c'était plutôt à ses débuts).

vendredi, octobre 23 2009

Qu'est-ce qu'une bêtise

Je disais dans un article précédent que je n'aimais pas le mot "bêtise". Je le trouve très négatif, et je sens qu'il point le doigt vers un acte mal de la part de l'enfant, alors qu'au final, je ne vois pas vraiment de mal dans ce qu'on appelle communément une bêtise. Et si on tombe sur des personnes qui pratiquent réellement le mal, alors c'est de la méchanceté, et le mot bêtise est alors trop faible...

J'ai enfin trouvé hier la façon de "classifier" les 2 types de bêtises principales: il y a la découverte expérimentale, et le besoin d'attention.

La découverte expérimentale: ce sont toutes ces choses que les enfants font pour s'amuser, sans arrière pensée, pour voir ce que ça fait. Quand ils sautent dans les flaques (et salissent leurs habits d'une couche de boue), quand ils jettent petit à petit le contenu de leur assiette par terre en regardant ce qui se passe, quand ils essaient de mettre leurs doigts dans une prise, quand ils dessinent sur le papier peint, quand ils découpent les rideaux du salon ou se coupent les cheveux (moi, je m'étais coupée les cils des yeux!).

Le besoin d'attention: c'est les bêtises faites volontairement pour déranger, pour attirer l'attention. Lancer un objet par terre pour que l'adulte aille le ramasser (même si ça le met en colère, au moins, il accorde de l'attention), frapper un autre enfant qui ne lui a rien fait, casser quelque chose avec rage (et non par inattention, ce qui peut aussi arriver souvent, surtout aux enfants, qui ont une motricité moins précise qu'un adulte).

Le but de cet article n'est pas de dire comment réagir à ses différentes "bêtises" mais juste de voir les motivations qui sont derrière. Je pense qu'en en prenant conscience, on réagira forcément différemment.

Comment j'aurais voulu vivre l'école...

A l'école, j'aurais aimé...

- qu'on ne m'apprenne que les bases utiles des maths, et qu'on me laisse des livres de problèmes à résoudre pour "quand j'avais envie" (il y a des jours où j'adore résoudre des problèmes de maths, mais je détestais y être obligée et les faire les uns à la suite des autres, j'ai pleuré à cause de certains devoirs au collège... même si je m'en suis sortie avec un 20/20 au bac).

- qu'on m'apprenne à chanter, à maitriser ma respiration, à me relaxer, plutôt que de m'imposer des cours de flûte pas très passionnant.

- qu'on me laisse libre de lire les livres qui me plaisent. J'ai grandi dans une famille qui aimait la littérature, mais je connais un tas de pauvres gosses qui détestent lire parce qu'on leur impose des trucs pas marrant du tout, ou alors vraiment pas de leur âge.

- qu'on me laisse aller aux WC quand j'avais envie de faire pipi, et pas juste à la récréation.

- qu'on ne m'oblige pas à aller dans la cour de récré quand c'était l'hiver et qu'il faisait froid.

- qu'on m'apprenne à cuisiner, à réparer une voiture, une machine à laver, à tapisser, à fabriquer un meuble, à coudre, etc...

- qu'on m'enseigne l'écologie, et me la fasse pratiquer, en m'apprenant à fabriquer une éolienne, à faire du compost, à cultiver un potager...

- qu'on me laisse dormir le matin au chaud sous ma couette, sans me pointer du doigt pour 3 minutes de retard.

- qu'on me laisse choisir les sports que je veux ou que je refuse de pratiquer

- qu'on n'attende pas de moi de réciter des leçons par cœur (je parlais anglais couramment au lycée, et pourtant j'avais de moins bonnes notes que d'autres qui avaient appris par cœur le cours précédent, parce que je ne me souvenais pas forcément de l'histoire précise et des termes exacts... de la vraie stupidité, il n'y avait aucune erreur de langue dans mes copies, je les ai encore chez moi et les ai déjà relu avec objectivité...)

- qu'on me parle plus de la vie quotidienne des esclaves noirs que de celle des Rois de France successifs.

- qu'on me fasse découvrir pleins de métiers différents en m'emmenant dans des entreprises, des sociétés, et qu'on me montre comment les gens gagnent leur vie au quotidien à travers une multitude d'avenirs professionnels possibles.

- qu'on m'apprenne à parler en public, à préparer un entretien d'embauche, à écrire une lettre de motivation...

- qu'on me laisse faire mes propres choix, qu'on utilise mes erreurs pour tirer des leçons et non pour me rabaisser, qu'on valorise ce que je sais faire plutôt que de s'attarder sur mes points faibles.

- qu'on me donne les notions essentielles de santé, les gestes de premiers secours.

Etc... une longue liste à établir... qui risquerait de ne pas s'arrêter... et pourtant, je ne garde pas un souvenir trop trop trop mauvais de l'école puisque je travaillais plutôt bien. Mais, ça aurait pu être bien mieux.

jeudi, octobre 22 2009

Sans fessée

Je suis contente, l'éducation que j'ai choisi commence à porter ses fruits. Je veux dire, depuis le début, tout se passe très bien, mais elle était encore trop petite pour vraiment "faire des bêtises" et pour qu'on essaie d'une manière ou d'une autre de lui montrer qu'il ne faut pas faire ci ou ça.

J'ai choisi une éducation respectueuse et non-violente. Pas de claques, pas de fessées, même pas de celles qui ne font pas mal, même pas de "bonnes fessées", car ça reste humiliant pour un enfant, et ça reste une réponse qui apprend qu'on règle les choses en tapant. Ça reste une façon de vouloir dresser son enfant, en lui faisant apprendre à agir d'une certaine manière par crainte de recevoir une fessée, et non pas par crainte de mal faire.

Je disais donc, notre fille commence à faire des petites "bêtises" (je n'aime pas ce mot, mais bon, employons-le faute d'en trouver un autre). A mettre certaines choses qu'elle ne peut pas à la bouche (papiers importants...), à vouloir attraper les câbles électriques, à se plonger vers mon assiette, prête à en mettre partout. Pour ce dernier cas, il y a des moments où je m'en fiche pas mal, genre le soir, quand de toute façon on va aller se coucher et que les habits vont finir à la machine... mais quand c'est 10 minutes avant d'aller au travail, là non, ça pose problème. Bref. On lui dit un gros NON ferme. En général, si le NON n'est pas assez ferme, elle continue un peu pour voir si elle n'aurait pas mal compris, hein, et puis elle nous regarde genre "bah quoi je peux pas", et puis, si on re-dit NON, ou bien si le 1er NON était déjà bien clair, elle arrête, et parfois, même, elle commence à pleurnicher un peu, toute triste et frustrée. Alors je lui fais un gros câlin en lui expliquant que non, c'est pas bien, et pourquoi c'est comme ça. Mais elle ne le refait pas (enfin, si, les jours suivants, mais à cet âge là, elle oublie vite, et puis rien ne dit qu'une fessée imprimerait mieux la leçon dans son esprit!!). Elle comprend, et obéit. Elle ne fait pas de crise, elle est juste... oui, triste et frustrée. Elle pleure parce qu'on la coupe en pleine découverte du monde, mais je ne lui en veux pas. D'où le câlin et les explications. Et aussi, une fois le "danger" passé, je lui donne une alternative pour la consoler, parce que punir n'apporte rien de bon. Avec une alternative, on est tous content, et on vit en paix.

Ce qui est bien, c'est qu'en ayant commencé ce type d'éducation dès la naissance (l'écouter, ne pas la laisser pleurer, être réceptif...), ça fonctionne dès maintenant. Avant, je croyais qu'il y avait des enfants avec qui la fessée était nécessaire. Maintenant, je me rends compte que non, ces enfants là ont besoin de fessée uniquement parce qu'ils y ont été habitués, mais pas parce que c'est la bonne solution. Malheureusement, il faut un bout de temps pour se défaire de cette forme d'éducation violente, et le temps d'adaptation ne doit pas être facile, mais les parents qui sont motivés pour changer de façon de faire peuvent trouver de l'aide auprès d'autres parents, et dans certains livres/groupes qui promotionnent la non-violence. Et puis avant tout, il faut expliquer à ces enfants qu'on va changer de façon de les traiter, pour qu'ils comprennent les modifications de réactions et s'y adaptent. Bon, je ne vais pas débattre là-dessus, car je ne le vis pas... Mais je voulais juste signaler que c'est possible, et qu'il y a des parents qui peuvent en témoigner!

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