La réponse négative la plus souvent faite au maternage est qu'il rend les enfants "rois". C'est pourtant une déviante qui n'est pas du tout en accord avec la philosophie de maternage.
Les réfractaires affirment et justifient des absurdités en les justifiant par le fait que l'enfant en a besoin "pour son bien", pour "être autonome", pour "ne pas devenir capricieux", ou encore parce qu'il faut "l'habituer" sous prétexte que la vie est dure, etc.
Mais materner et respecter son enfant, ce n'est PAS le laisser totalement libre en l'abandonnant à faire les 400 coups. Bizarrement, les parents qui sont contre le maternage se plaignent beaucoup du comportement de leurs enfants, mais sans jamais remettre en question leurs idées mêmes. Comme si ils se culpabilisaient encore plus. (Si leur enfant ne fait pas ses nuits à un an, ils s'en veulent de l'avoir pris à bras la nuit quand le bébé avait un mois. Ah oui, ils n'auraient jamais du l'y habituer, et voilà maintenant c'est trop tard, l'enfant ne saura plus jamais s'endormir seul (non-non-non, plus jamais-jamais-jamais, même à 25 ans). Alors ne faites pas comme eux, résistez dès la maternité à porter le bébé!)
Tout ceci étant bien entendu ironique, je propose la méthode inverse: accompagner l'enfant chaque fois qu'il en a besoin, et autant de temps (de semaines/de mois/d'années) que nécessaire. Il arrivera un jour (peu importe l'âge, et généralement pas avant 2 ans, et alors?) où l'enfant acquerra son autonomie totale par lui-même, se détachera de vous, sans même que vous ayez tenté de le dés-habituer, et là, en plus, il aura une totale confiance en lui, et en vous. Il ira facilement vers les autres, et ne doutera pas de ses capacités, saura aussi qu'il peut revenir vers vous dès qu'il le veut. TOUS les enfants finissent par se sevrer eux-mêmes, à la fois de l'allaitement, mais aussi du reste: moins de demande de câlins, envie de son propre lit, de sa propre intimité...
Je pense que, tant que l'enfant n'est pas physiquement capable d'être autonome, il faut absolument répondre à ses demandes. Tant qu'il ne sait pas se déplacer, se nourrir, communiquer, etc... il est nécessaire d'être très attentif pour l'accompagner dans ses apprentissages, ses acquisitions, ses attentes. Imaginez un instant l'état d'un bébé... vous vous retrouvez paralysé suite à un incident, dans un pays étranger où personne ne parle votre langue, comment aimeriez vous être traité? Être laissé dans un lit, se voir refuser de la nourriture, les autres ignorant vos tentatives de les appeler...?
Un bon maternage ne rend pas les enfants rois, il les rend plus autonomes. Pas besoin de faire une course à l'autonomie, il vaut mieux une autonomie réellement acquise plutôt qu'imposée ("savoir" dormir seul après avoir passé plusieurs nuits à pleurer, c'est plus un combat perdu par le bébé qui capitule, et non une acquisition de l'autonomie). Et les effets seront plus durables.
Voici une lettre-réponse que j'ai adoré, d'un pédiatre "ami des bébés" dénonçant les propos d'un collègue pédiatre "anti-maternage": ftp://ftp2.coordination-allaitement.org/coordinationall/presse/Naouri.pdf
), la grossesse a déclenché en moi une vraie tornade, une prise de conscience encore plus forte. En plus de l'écologie, je me suis rendue compte petit à petit que je serai une mère maternante. Le terme de maternage est discutable, mais c'est celui qui englobe le mieux mes idées, et les gens le comprennent généralement, même si tout le monde n'est pas d'accord pour l'utiliser (mais dans ce cas, il faut trouver un autre mot, et là ça se complique).
) qui veulent elles aussi se battre pour s'écouter, et qui ont besoin d'un soutien pour oser s'affirmer et être à même de se justifier quand elles en ressentent le besoin!


clics
visites
